
Après "L'enfant noir", Camara Laye continue de nous raconter sa jeunesse. Les temps ont changé, l'auteur part en France pour y poursuivre ses études. C'est là que les difficltés commencent. L'enfant insouciant va être plongé sans ménagement dans le monde des adultes en même temps que dans une réalité qu'il n'imaginait pas.
Néanmoins, la vie d'imigré décrite ici, même si elle commence à dater est toujours intéressante.
Conakry
Retour au pays après six ans d’études en France, au Paris. “[…] la terre natale – quoi que l’on fasse et en dépit de la générosité ou de l’hospitalité qu’on trouve en d’autres pays – sera toujours plus qu’une simple terre: c’est toute la Terre!” (p. 9)
Conakry est la ville dans laquelle le narrateur-personnage (Fatoman) revient, en Basse-Guinée.
Le départ du pays s’est produit en 1947.
Les retrouvailles avec Mimie, sa petite...
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Récompensé en 1954 du prix Charles Veillon, L’Enfant Noir fait partie de ces œuvres africaines qui ont échappé au thème de la colonisation vue comme acculturation (volontaire ou forcée) par de nombreux auteurs. L'auteur, Camara Laye, nous livre tout simplement la vie d’un enfant africain qui, un peu malgré lui, s’éloigne peu à peu des valeurs, des traditions séculaires du peuple auquel il appartient.
Le personnage principal de l’œuvre commence sa vie à Kouroussa, une petite ville de Guinée- Conakry où il partage la case de sa mère. La concession de son père, dans laquelle il vit, fourmille d’activités diverses ; le petit Camara est donc très tôt en contact avec la vie de la petite communauté à laquelle il appartient. Fils du forgeron le plus réputé de la ville, il est baigné dans un univers un peu mystique et il apprend très tôt que les...
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